Science pour tous

A quoi servent des recherches fécondes si elles restent en laboratoire ? Parmi les missions du CNRS, on compte aussi celle du transfert technologique et celle du partage des connaissances avec le public le plus large possible. Vous cherchez à rester connectés à la recherche ? En plus des dispositifs et médias nationaux tels que CNRS Le Journal, Zeste de sciences ou CNRS Images, le CNRS Normandie vous propose d’entretenir des liens avec lui en région.

Réflexions : instantanés de recherche

Imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie, « Réflexion.s : Instantanés de recherche » ouvre les portes de la recherche au plus grand nombre en invitant les publics à suivre le quotidien de jeunes chercheuses et chercheurs via Instagram et à les rencontrer à l’occasion d’évènements de culture scientifique et technique organisés en Normandie.

UN COMPTE COLLABORATIF POUR (RE)DÉCOUVRIR LA RECHERCHE

Largement inspiré des dispositifs « En direct du labo », « ComSciComCa » ou encore « La bio au labo », pour ne citer que les francophones, « Réflexion.s : Instantanés de recherche » rejoint la grande famille des comptes collaboratifs en sciences. Toutes les deux semaines, une nouvelle personnalité prend les commandes du compte pendant 7 jours pour partager son quotidien et donner à voir concrètement la réalité des métiers de la recherche.

Pour dépasser le virtuel, les doctorant(e)s et post-doctorant(e)s participant(e)s organisent ou prennent également part à des évènements de culture scientifique et technique en Normandie (Ma thèse en 180 secondes, Atelier du chercheur, Pint of science, Fête de la Science, …) pour aller à la rencontre des publics sur le terrain.

Suivez Réflexion.s sur  INSTAGRAM  et  ECHOSCIENCES NORMANDIE

Portraits de la saison #4 :

Valoriser les déchets ménagers en matériaux de construction - Léo Saouti

Léo SAOUTI est doctorant au laboratoire « Transformation et agroressources » à UniLaSalle et au laboratoire « Morphodynamique Continentale et Côtière » (M2C) à l’Université de Caen Normandie . Il effectue son doctorat avec l'entreprise Néolithe. Sa thèse porte sur la valorisation de déchets ménagers en matériaux de construction.

De nos jours, de nombreux déchets comme les cendres de charbon ou les déchets d’aciérie (laitiers) sont valorisés dans le bâtiment. Afin de faire face aux enjeux environnementaux actuels, Léo cherche une nouvelle voie de valorisation pour les déchets ménagers en alternative aux solutions d'enfouissement, de recyclage et de combustion. Il étudie la solidification durable de ce type de déchets. Les déchets solidifiés seront transformés sous forme de granulats utilisables dans la formulation des matériaux de construction. Ces granulés pourraient rivaliser avec les autres granulats naturels utilisés dans les matériaux de construction. Solides, durables, écoresponsables, ils seraient utilisés dans certaines applications précises comme dans la confection de bétons, de mortiers ou encore dans les sous-couches routières. Il existe différentes techniques de solidification et de stabilisation de la matière. Léo étudie plus précisément l'activation alcaline comme voie de solidification à moindres coûts environnementaux. Les liants utilisés dans le cadre de sa thèse sont développés par l'entreprise Néolithe.

Léo Saouti est l'un des ambassadeurs du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université,  Le Dôme et le CNRS Normandie. Il anime le compte du 6 au 12 juin 2022.

Son parcours

  • 2014: Baccalauréat sciences de la vie et de la terre
  • 2014-2018: Licence de sciences de la terre et de l’univers option biologie
  • 2018-2020: Master d’ingénierie du littoral
  • 2020: Première année de doctorat

Crédits photos : Normandie université / A. Bonin (DR)

Panser l’épaule du soignant - Maxime Houry

Maxime Houry est doctorant au Centre d’études des transformations des activités physiques et sportives (CETAPS), à l’Université de Rouen Normandie. Il étudie les troubles musculosquelettiques de l’épaule chez le soignant.

Kinésithérapeute depuis 8 ans, Maxime a constaté que soigner ses patients atteints de douleurs de l’épaule est souvent long et difficile. Quelle que soit la méthode, des éléments manquent pour comprendre les mécanismes à l’origine de ces douleurs et notamment une connaissance approfondie du fonctionnement de l’épaule en mouvement.

L’étude des mouvements de l’épaule douloureuse des soignants permet de comprendre comment cette pathologie se manifeste au sein d’une population de travailleurs fréquemment atteinte, en mettant en perspective la notion de symptômes et des critères de diagnostics objectifs. Les mesures du mouvement informent des liens entre la présence de douleurs et l’altération du mouvement.

Maxime cherche à déterminer les mesures de mouvements pertinentes pour identifier ces troubles musculosquelettiques. Une revue systématique de la littérature lui a permis d’identifier les mesures de mouvement pour comparer des participants atteints de TMS de l’épaule avec des participants sans TMS de l’épaule. Maxime a mis au point un protocole expérimental dans le but d’analyser des mesures de l’activité électromyographique des muscles de l’épaule. Ces travaux ont identifié quels mouvements sont à observer pour comprendre le fonctionnement de l’épaule atteinte de TMS.

Maxime Houry est l'un des ambassadeurs du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université,  Le Dôme et le CNRS Normandie. Il a animé le compte du 16 mai au 22 mai 2022.

Son parcours

2006 : Baccalauréat scientifique

2006-2008 : Première année de médecine

2008-2013 : Ecole de masso-kinésithérapie

2016-2018 : Master STAPS spécialité recherche

2019 : Obtention d’un financement de la Région Normandie et des établissements La Musse, Fondation La renaissance sanitaire

2019 : Première année de doctorat

 

Crédits photos : Normandie université / A. Bonin (DR)

Améliorer les troubles de la mémoire dans la schizophrénie - Caroline Lahogue

Caroline Lahogue est doctorante au laboratoire « Mobilités : vieillissement, pathologie, santé » (COMETE) à l’Université de Caen Normandie. Elle cherche de nouvelles stratégies thérapeutiques pour améliorer les troubles de la mémoire dans la schizophrénie.

La schizophrénie est une pathologie psychiatrique complexe. Certains patients présentent des troubles de la mémoire qui ont un impact négatif sur leur vie quotidienne. Malgré l’efficacité des traitements actuels contre les autres symptômes de la maladie (hallucinations et délires), peu de médicaments permettent de traiter les troubles de la mémoire.

Pour développer de nouvelles stratégies thérapeutiques, Caroline reproduit les troubles de la mémoire chez la souris en combinant un facteur génétique comme par exemple la délétion d’un gène et un facteur environnemental, un stress précoce. Elle analyse ensuite l’interaction entre ces deux facteurs. Elle observe en particulier les effets d’une molécule qui agit sur les récepteurs (5-HT6) de la sérotonine. La sérotonine est une molécule qui transmet une information d’un neurone à un autre et qui joue un rôle dans la régulation de l’humeur.

Pour analyser les effets bénéfiques de la molécule sur la mémoire, Caroline utilise des techniques d’électrophysiologie et enregistre l’activité des neurones dans une structure bien particulière, l’hippocampe. Cette structure cérébrale joue un rôle clé dans les processus de mémoire.

Caroline Lahogue est l'une des ambassadrices du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université,  Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle a animé le compte du 25 avril au 1er mai 2022.

Son parcours

  • 2015 : Baccalauréat sciences et technologies de laboratoire
  • 2015-2017 : BTS analyses de biologie médicale
  • 2017-2018 : Licence sciences de la vie et de la terre option biologie cellulaire et physiologie animale
  • 2018-2020 : Master neurosciences cognitives
  • 2020 : Première année de doctorat

Imaginer une régulation du trafic des protéines - Mélody Caillot

Mélody Caillot est doctorante au laboratoire Microenvironnement et Cancers Hématologiques (MICAH), à l’université de Caen Normandie. Elle recherche des nouvelles stratégies thérapeutiques pour traiter différents cancers du sang.

Le lymphome classique de Hodgkin (cHL) est un cancer hématologique rare. Cette pathologie est très hétérogène d’un patient à un autre. Afin de pouvoir proposer un traitement à tous les patients, cette caractéristique doit être prise en compte. Mélody s’intéresse à un transporteur appelé exportine 1 (XPO1) qui est altéré chez 25% des patients atteints de cHL. Chez ces patients, la réponse aux traitements actuellement utilisés en clinique n’est pas la même en fonction de la présence ou de l’absence de cette altération.

Les cellules sont composées de plusieurs voies de signalisation cellulaires qui permettent de transmettre un message à l'intérieur d'une cellule pour modifier son activité (croissance, mort, etc.). L’arrivée de ce message au niveau du récepteur d’un gène déclenche une cascade de réactions qui va modifier le comportement de la cellule. Mélody étudie principalement la voie de signalisation NFκB qui est notamment impliqué dans la survie ou la mort de la cellule. La modification du transport des protéines du noyau vers le cytoplasme provoque une altération du fonctionnement global des cellules tumorales et de leur réponse aux traitements actuels. Le transport noyau - cytoplasme pourrait être une nouvelle cible thérapeutique intéressante pour traiter les patients atteints de cHL.

Mélody Caillot est l'une des ambassadrices du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université,  Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle a animé le compte du 4 au 10 avril 2022.

Son parcours

  • 2012-2016 : Licence Science du Vivant – option biologie et physiologie animale
  • 2016-2018 : Master Recherche en Cancérologie Différenciation Génétique et Biothérapie
  • 2019 : Stage professionnel (3 mois) à l’Institut de Biomédecine (IBIS) de Séville (Espagne) - équipe « Thérapie cellulaire et nouvelles cibles thérapeutiques en onco-hématologie »
  • 2019 : Obtention d’une bourse de la Région Normandie et de la Ligue contre le cancer de Seine Maritime
  • 2019 : Première année de doctorat

Crédits photos : Normandie université / A. Bonin (DR)

Méditer et apprendre l’anglais pour vieillir en bonne santé - Cassandre Palix

Cassandre Palix est doctorante au laboratoire de Physiopathologie et Imagerie des troubles Neurologiques (PhIND), à l’Université de Caen Normandie. Elle étudie l’impact de l’entrainement mental à la méditation ou l’apprentissage de l’anglais sur le vieillissement.

Aujourd’hui, il est possible d’évaluer l’état de santé globale d’une personne et comment elle évoluera dans trois à cinq ans. Cette mesure a un nom : la charge allostatique. Elle prend en compte quatre grandes fonctions physiologiques : le système cardiaque et respiratoire, le système immunitaire, le système métabolique et le système neuro-endocrinien. Au-delà de construire et comprendre cette mesure, il faut pouvoir agir dessus et la modifier pour vieillir en bonne santé. Un entraînement mental comme la méditation et l’apprentissage de l’anglais sont deux pistes explorées dans le laboratoire de Cassandre. Pour analyser l’effet de ces entraînements mentaux sur la charge allostatique et le vieillissement en général, la jeune chercheuse compare différents groupes de personnes, âgées de 65 à 80 ans : ceux qui méditent, ceux qui apprennent l’anglais et un groupe appelé « contrôle » qui ne pratique pas d’entraînement. Par la suite, à l’aide de données de neuro-imagerie acquises au laboratoire, Cassandre étudie les liens entre la charge allostatique et la structure et le fonctionnement du cerveau. Elle analyse aussi les liens avec la cognition à partir de données statistiques.

Cassandre Palix est l'une des ambassadrices du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université , Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle a animé le compte du 14 au 20 mars 2022.

Son parcours :

  • 2014-2015 : Première année commune aux études de santé (PACES)
  • 2015 : Passerelle pour entrer en Licence 2 de biologie
  • 2016 : Licence 3 au Canada
  • 2017-2018 : Master neurosciences parcours « neurosciences cellulaires, moléculaires et intégrées »
  • 2019 : Première année de doctorat

Crédits photos : Normandie université / A. Bonin (DR)

Redécouvrir une figure oubliée de la littérature - Justine Richard

Justine Richard est doctorante au laboratoire Lettres Arts du Spectacle Langues Romanes (LASLAR), à l’Université de Caen Normandie. Elle étudie les œuvres de Jean Richepin, auteur du XIXe siècle, de leur production à leur réception.

 

En lisant des ouvrages sur Georges Brassens, Justine découvre que deux de ses chansons sont des reprises de poèmes de Jean Richepin. Elle effectue des recherches sur cet auteur mais elle est rapidement déçue : il n’y a rien. Elle choisit alors d’étudier cet auteur dans le cadre de son master en se concentrant sur sa production de nouvelliste. Elle décide ensuite de poursuivre ce travail en doctorat en élargissant son champ de recherche à l’intégralité de la vie et de l’œuvre de Jean Richepin.

En 1876, Jean Richepin publie un recueil de vers intitulé La Chanson des Gueux. Rapidement, la célébrité de l’auteur en fait un bourgeois assis : il se marie, devient propriétaire et finit par quitter Paris pour finir ses jours en Bretagne. Pourtant, la critique journalistique de l’époque s’est toujours attachée à conserver l’image que Jean Richepin avait laissée au Quartier Latin. Les journaux conservent jusqu’à la mort de l’auteur en 1926 des descriptions d’auteur bohème.

Justine s’attache à montrer que la critique s’est focalisée sur une petite partie de la vie de l’auteur, créant autour de lui un véritable « mythe » dont il a profité pour faire sa publicité. L’auteur serait aujourd’hui pris au piège d’un cliché dont il a lui-même développé la pellicule.

Justine Richard est l'une des ambassadrices du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université , Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle a animé le compte du 21 au 27 février 2022.

Son parcours

  • 2015: Baccalauréat littéraire
  • 2015-2018: Licence de lettres modernes
  • 2018-2020: Master arts, lettres et civilisations parcours lettres
  • 2020: Première année de doctorat

Crédits photos : Normandie université / A. Bonin (DR)

Portraits de la saison #3 :

"La gestion territoriale des ressources humaines comme nouvelle perspective pour l’emploi" - Clara Aoun

Clara Aoun est jeune chercheuse au laboratoire Normandie Innovation Marché Entreprise Consommation (NIMEC Université de Caen Normandie/Université Le Havre Normandie / Université de Rouen Normandie). Son sujet de thèse porte sur le développement de l’employabilité sur le territoire et les visions prospectives sur les métiers en tension tel que le secteur des services à la personne.

Son parcours en 5 dates

2013 : Licence en sciences sociales (Université Libanaise)
2014 : Master 1 en développement socio-économique (Université Libanaise)
2015 :Master 2 en ingénierie et expertise des politiques sociales locales (IAE Caen)
2016 : Master 2 en alternance en Gestion des ressources humaines (IAE Caen)
2016-2021 :  Doctorat en sciences de gestion – gestion des ressources humaines (Laboratoire NIMEC, Caen)

Clara cherche à identifier les problématiques et les limites d’employabilité des personnes avec des difficultés psychosociales et en manque de qualification dans des métiers non attractifs et en tension comme le secteur des métiers du service et de l’aide à la personne (SAP). Le terrain de son étude se situe sur la Communauté de communes Cœur de Nacre, dans le Calvados.

Afin de mieux comprendre les difficultés des entreprises et de l’écosystème de l’emploi, la jeune chercheuse s’intéresse à plusieurs concepts comme le capital humain, les compétences, l’identité professionnelle, l’attractivité organisationnelle et des métiers, ou la gestion des compétences. Elle a également mené près de 80 entretiens semi-directifs auprès des demandeurs d’emploi, des managers d’entreprise (services à la personne), des élus et des acteurs de la formation et de l’emploi. Sa démarche a démontré que les problématiques de l’emploi et de l’employabilité étaient liées à l’attractivité des métiers. L’analyse croisée des besoins et des souhaits et la triangulation des données apportent des solutions pragmatiques adéquates pour les entreprises ainsi que les demandeurs d’emploi du territoire, comme la création de passerelles entre les métiers de services et le développement de l’emploi cumulé. Deux job dating et autres ateliers pour accompagner les entreprises dans leurs problématiques de formation, de recrutement, de qualité de vie au travail ont eu lieu. L’objectif est de favoriser l’accompagnement mutualisé en partenariat avec les acteurs de la formation et de l’emploi pour aider les entreprises à améliorer leur attractivité et gérer les compétences de leurs collaborateurs.

Ces actions ont fait leur preuve et vont dans le sens des orientations nationales actuelles. Clara a réussi à mobiliser et fédérer des entreprises du secteur du service et de l’aide à la personne de la Communauté de communes pour encourager cette nouvelle tendance de la gestion des ressources humaines.

Clara Aoun est l'une des ambassadrices du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle anime le compte du 31 mai au 6 juin 2021.

Crédits : Normandie université/A. Bonin (DR).

"Repérer et prévenir les risques de troubles du développement chez le jeune enfant" - Marie Anquetil

Marie Anquetil est doctorante au Laboratoire de Psychologie Caen Normandie à l'Université de Caen Normandie. Son sujet de thèse porte sur les marqueurs de développement de l’attention exécutive chez l’enfant d’âge préscolaire.

Son parcours en 5 dates

2013 : Baccalauréat littéraire
2013-2014 : Classe préparatoire littéraire
2014-2017 : Licence de psychologie et d’anglais à l’Université de Caen.
2017-2019 : Master de psychologie à l’Université de Caen Normandie et obtention du titre de psychologue
2019-2022 : Doctorat au Laboratoire de Psychologie Caen Normandie

Son baccalauréat littéraire en poche, Marie poursuit ses études en classe préparatoire littéraire, avec le souhait de s’orienter vers un parcours en psychologie. Elle commence à se spécialiser dans cette discipline à partir de la licence. C’est à la fin de son parcours en licence qu’elle se sent attirée à la fois par la recherche que par la volonté d’exercer comme psychologue clinicienne. Dans cette optique, elle poursuit ses études en Master de Psychologie mention psychologie de l’enfant, de l’adolescent et de la famille. En Master 2, elle s’oriente vers la double compétence de praticien-chercheur. Elle obtient son titre de psychologue à la suite d’un stage professionnel ainsi qu’une bourse doctorale lui permettant de poursuivre ses études en thèse.

Son travail de recherche porte sur les mécanismes en jeu dans le développement de l’attention chez le jeune enfant. Les recherches dans ce domaine se concentrent majoritairement chez les enfants d’âge scolaire et les adolescents, mais peu de données sont disponibles pour l’enfant d’âge préscolaire. Pourtant, il s’agit d’une période où les mécanismes attentionnels se développent rapidement et sont sollicités pour les premiers apprentissages.

Marie s’intéresse donc plus particulièrement à l’enfant d’âge préscolaire et va rechercher des précurseurs de l’attention, en s’appuyant sur des travaux récents et novateurs qui suggèrent un lien fort entre développement attentionnel et développement sensoriel. Plus spécifiquement, elle s’intéressera au sens du toucher, premier sens à se développer. Des atypies dans le traitement sensoriel tactile à un âge précoce pourraient être des premiers signes d’alerte d’un développement troublé.

Pour vérifier ses hypothèses de recherche, Marie utilise des techniques de neuroimagerie et des mesures comportementales, pour repérer et prévenir le plus tôt possible des risques de troubles au cours du développement. Entre travail de terrain et en laboratoire, cette thèse s’inscrit dans une pratique de psychologue à la fois praticien et chercheur.

Marie Anquetil est l'une des ambassadrices du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle anime le compte du 10 au 16 mai 2021.

Crédits photos : Normandie université/A. Bonin (DR)

"Vers une meilleure compréhension des comportements collaboratifs des jeunes français" - Oumaima Khanfoudi

Oumaima Khanfoudi est doctorante au laboratoire Normandie Innovation Marché Entrerprise Consommation (NIMEC – Université de Caen Normandie). Son sujet de thèse porte sur les comportements des jeunes de 15 à 25 ans vis-à-vis des pratiques collaboratives comme le couchsurfing ou le covoiturage au sein de plateformes ad-hoc.

Son parcours en 5 dates

2011 : Baccalauréat en sciences économiques, Lycée technique Er Razi (El Jadida, Maroc)
2016 : Master 2 en gestion financière et comptable, École nationale de commerce et de gestion (El Jadida, Maroc)
2017 : Master 2 Recherche et conseil, IAE Caen
Depuis 2018 : Doctorat à l’université de Caen Normandie
2020 : Attachée temporaire d'enseignement supérieur à l’IUT de Sceaux

Après un master 2 en gestion financière et comptable à l’École nationale de commerce et de gestion d’El Jadida au Maroc, Oumaima a intégré l’IAE de Caen pour décrocher un master 2 en recherche et conseil. Son sujet de mémoire portait sur la compréhension du comportement des jeunes en France vis-à-vis de leurs pratiques de consommation collaborative. Ce diplôme l’ayant initié au monde de la recherche, elle décide de poursuivre un cycle doctoral et reprend ainsi ses travaux de mémoire pour en faire un sujet de thèse.  

La « consommation collaborative » est devenue un mode de consommation adopté par une grande partie de la société, que ce soit de manière formelle ou informelle. La consommation collaborative impacte le marché de travail et la consommation des individus, alimente la concurrence et participe à la création de valeur ajoutée.  

En tant que spécialiste du comportement du consommateur, Oumaima a choisi ce sujet d’actualité après avoir constaté que le croisement de la sphère des jeunes et de la consommation collaborative n’est à ce jour pas encore étudié. Elle souhaite combler le manque de connaissances sur ce sujet et proposer des implications théoriques, managériales et empiriques.  

A travers des entretiens semi-directifs d’une durée moyenne de 75 minutes avec des jeunes de 15 à 25 ans de plusieurs régions de France (Normandie, Ile de France et Picardie), elle tente d’apporter des réponses à cette problématique. Elle a fait le choix d’adopter une approche qualitative qui lui permet, après la transcription, le codage et l’analyse, de comprendre la nature des transactions qui se font entre les jeunes et les plateformes par le biais des pratiques collaboratives et ainsi de ressortir les éventuelles évolutions de leurs comportements.

Oumaima Khanfoudi est l'une des ambassadrices du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université, le Dôme et le CNRS Normandie. Elle a animé le compte du 12 au 18 avril 2021.

Crédits : Normandie université/A. Bonin (DR).

"Guérir les muscles par le gras" - Baptiste Pileyre

Baptiste Pileyre est doctorant au laboratoire Physiopathologie, Autoimmunité, maladies Neuromusculaires et Thérapies Régénératrices à l’Université de Rouen Normandie *. Son sujet de thèse porte sur l’utilisation de thérapie cellulaire extraite du tissu adipeux dans le traitement de maladies musculaires rares.

Son parcours en 5 dates

2006 : BAC S
2009 : Concours de 1ère année de Pharmacie
2014 : Concours de l’internat de pharmacie hospitalière et Master 1 Génétique et immunologie à l’université Paris V
2018 : Diplôme de docteur en pharmacie et Master 2 Cancer, différentiation, génétique et biothérapie à l’université de Rouen Normandie
Depuis 2019 : Doctorat en immunologie

L’immunologie et la génétique ont toujours beaucoup intéressé Baptiste. Après un Master 1 en génétique et immunologie et après avoir décroché son diplôme de docteur en pharmacie, Baptiste se lance dans un master 2 « Cancer, différentiation, génétique et biothérapie ». Il y travaille sur l’étude d’un nouveau modèle de myosite, un groupe maladies musculaires auto-immunes rares dans laquelle le système immunitaire (les globules blancs) attaque les muscles qui progressivement dégénèrent et s’affaiblissent.  

Lors de son choix de sujet de thèse, le laboratoire s’associe en tant que centre de production à un essai clinique visant à évaluer l’efficacité de la fraction vasculaire stromale (une thérapie cellulaire) dans les myosites à inclusion (un sous-type de myosite). Ce procédé est déjà en cours d’évaluation dans de nombreuses maladies telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ou la sclérose en plaques, mais l’efficacité est variable d’un donneur à l’autre.  

L’étude de l’utilisation de thérapie cellulaire extraite du tissu adipeux dans le traitement des maladies musculaires rares s’’impose donc à lui, sujet à mi-chemin entre son master 2 et ses études de pharmacie. L’objectif de ses recherches est donc de réaliser une étude préclinique afin d’évaluer l’efficacité de cette thérapie et de comprendre les acteurs et les mécanismes qui pourrait l’améliorer.

Pour ce faire, Baptiste centrifuge le gras récolté par liposuccion pour éliminer les cellules graisseuses et ainsi obtenir un mélange de cellules régénératrices : la fraction vasculaire stromale. Il procède ensuite à des cultures cellulaires où sont mélangés les cellules de gras avec des globules blancs d’un côté, et avec des cellules musculaires de l’autre, et étudie leurs multiplications. L’objectif est que les globules blancs arrêtent de se multiplier (effet immunomodulateur) et que les cellules musculaires quant à elles se multiplient (effet myorégénérateur). La finalité de ces tests est de comparer les effets de prélèvement de différents donneurs et leur composition cellulaire afin d’identifier les facteurs responsables de l’effet thérapeutique.

Baptiste Pileyre, vainqueur du concours normand « Ma thèse en 180 secondes » en 2020 et finaliste en 2021, est l'un des ambassadeurs du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Il a animé le compte du 15 au 21 mars 2021.

*Laboratoire PANTHER (Physiopathologie, Autoimmunité, maladies Neuromusculaires et Thérapies Régénératrices - INSERM, Université de Rouen Normandie).

Crédits photo : Normandie université/A. Bonin (DR).

 

"Etudier les impacts du placement des adolescents en Institution" - Camille Gaugain

Camille Gaugain est doctorante au Laboratoire de Psychologie de Caen Normandie à l’Université de Caen Normandie. Son sujet de thèse porte sur l’étude des effets du placement en Institution chez l’adolescent et l’adulte.

Son parcours en 5 dates

2007 : Baccalauréat économie et social
2010 : Licence économie et gestion
2012 : Licence de sciences de l’éducation
2013: Master professionnel en sciences de l’éducation, suivie d’une expérience professionnelle
2018 : Doctorat de psychologie

Suite à une expérience professionnelle d’éducatrice dans une Maison d’enfants à caractère social (MECS), Camille s’est interrogée sur le vécu des adolescents placés en Institution. Après avoir travaillé en tant que formatrice et conseillère en insertion dans différentes structures, elle a souhaité reprendre ses études dans le cadre d’un doctorat et ainsi trouver des réponses à ses questionnements.

Depuis 2018, Camille étudie les impacts psychologiques du placement sur les adolescents et les adultes ayant été placés durant leur enfance. L’objectif est de comprendre de manière concrète les effets que l’expérience de placement d’un enfant hors de son domicile familial peut avoir sur son psychisme et sur sa vie d’adulte dans ses différentes sphères de vie : vie familiale, vie sociale, vie institutionnelle, scolarité, etc. Pour cela, elle procède à des entretiens biographiques auprès d’une population d’individus placés ou l’ayant été durant au moins 3 ans, divisée en deux groupes d’âge différents : les adolescents (11-17 ans) et les adultes (26-67 ans). Elle analyse ensuite les entretiens biographiques pour mettre en évidence les difficultés rencontrées durant le placement ainsi que les aides reçues. Camille s’intéresse à la manière dont la personne va investir certaines sphères de vie au profit ou au détriment d’autres afin de développer des stratégies de compensation lui permettant de surmonter cette épreuve.

Camille Gaugain est l'une des ambassadrices du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle a animé le compte Réflexion.s sur Instagram du 8 au 14 février 2021.

Crédits photo : Normandie université/A. Bonin (DR).

"Améliorer le bien-être de la seiche" - Manon Peyrafort

Manon Peyrafort est doctorante au laboratoire Éthologie animale et humaine à l’Université de Caen Normandie. Son sujet de thèse porte sur les émotions et la prise de décision chez la seiche Sepia.

Son parcours en 5 dates :

2013-2015 : Diplôme de technicien supérieur de la mer, option Génie Biologique Halieutique et Aquaculture, Institut des Sciences et Techniques de la Mer, Cnam Intechmer (Cherbourg)
2015-2016 : Licence professionnelle Aquaculture et Gestion Durable de son Environnement, Université de La Rochelle
2016-2017 : Master 1 Sciences Biologiques Marines, Institut Universitaire et Européen de la Mer (Brest)
2017-2018 : Master 2 Sciences Halieutiques et Aquacoles, Agrocampus Ouest, Rennes
Depuis mai 2019 : Doctorat à l’université de Caen Normandie

En 2013, les céphalopodes, dont les seiches, ont pour la première fois été intégrés dans la règlementation européenne sur le bien-être des animaux de laboratoire. Le bien-être est un état mental et physique positif où l’animal est en harmonie avec son environnement. A l’heure actuelle, peu de connaissances sur leur bien-être sont disponibles. Quelques études portent sur les émotions des invertébrés mais celles-ci se concentrent essentiellement sur des émotions négatives telle que la peur ; aucune d’entre elles ne s’est encore intéressée aux émotions positives des céphalopodes.

Passionnée depuis toujours par les animaux, c’est tout naturellement que Manon s’est tournée vers l’étude de leur comportement afin de les comprendre et de contribuer à l’amélioration du bien-être des espèces, plus particulièrement aquacoles.

L’objectif de la thèse de Manon est de trouver des indicateurs comportementaux permettant d’identifier rapidement et simplement si une seiche est dans un état de bien-être dans son environnement d’élevage. Ces indicateurs émotionnels de la seiche peuvent correspondre aux expressions faciales de l’humain. Les émotions peuvent aussi être impactées par l’état mental ou l’état émotionnel initial de l’animal et ainsi agir sur leur humeur. Si la seiche est dans un état émotionnel négatif elle sera plutôt d’humeur pessimiste. A l’inverse, si la seiche est dans un état émotionnel positif elle sera plutôt d’humeur optimiste. En faisant faire un choix aux seiches, Manon parvient à identifier l’humeur de ces animaux, et ainsi à observer l’effet des émotions sur leur prise de décision.  

Manon trouve dans l’éthologie un aspect ludique et qui nécessite de l’inventivité. Il y a en effet une partie d’élaboration de dispositifs expérimentaux qui passe par une phase de bricolage avant les expériences : cela va de la création de balises de forme et de couleur variées à la création de labyrinthe. Selon Manon, c’est comme créer un jeu !

Manon Peyrafort est l'une des ambassadrices du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle a animé le compte Réflexion.s sur Instagram du 11 au 17 janvier 2021.

Crédits : Normandie université/A. Bonin (DR).

"A la recherche du caractère pathogène des anticorps" - Marie Petit

Marie Petit est doctorante au laboratoire Physiopathologie, Autoimmunité, maladies Neuromusculaires et Thérapies Régénératrices* à l’Université de Rouen Normandie. Son sujet de thèse porte sur l’étude du caractère pathogène des auto-anticorps avant et après traitement chez les patients atteints de pemphigus.

Son parcours en 5 dates

2012 : Baccalauréat scientifique
2012-2015: Licence Sciences de la Vie, de la Terre et de l’Environnement (SVTE), Parcours Biochimie, Biologie Moléculaire, Cellulaire et Physiologie (BBMCP) à l’Université de Rouen Normandie
2015-2016 : Master 1 Recherche, Mention Sciences Biomédicales, Spécialité Physiologie, Immunité, Différenciation, Génétique (PIDG) à l’Université de Rouen Normandie
2016-2017 : Master 2 Recherche, Mention Sciences Biomédicales, Spécialité PIDG, Parcours Génétique, Immunologie, Cancer (GIC) à l’Université de Rouen Normandie
2017-2021 : Doctorat à l’université de Rouen Normandie

Marie étudie les mécanismes menant à la rémission ou à la rechute des patients atteints de pemphigus après traitement. C’est une maladie dermatologique rare où certains anticorps des patients se fixent sur une protéine, la desmogléine, située sur les cellules de la peau (kératinocytes). La fixation des anticorps entraine la séparation des cellules et l’apparition de bulles. Les traitements utilisés au cours de l’étude permettent de diminuer les anticorps anti-desmogléine mais certains patients sans signes cliniques après traitement vont conserver des anticorps anti-desmogléine.

L’objectif de la thèse de Marie est de mieux comprendre les mécanismes amenant les anticorps à protéger ou attaquer nos cellules. Elle cherche à déterminer si les anticorps présents chez les patients en rémission sont toujours pathogènes et, s’ils ne le sont plus, en connaître la raison. Elle a ainsi mis au point des tests mesurant l’aspect pathogène des anticorps pour les kératinocytes. Si les anticorps des patients en rémission ne sont plus pathogènes, elle cherche à comprendre ce qui pourrait les différencier. Pour cela, elle analyse les sucres présents sur ces anticorps connus pour modifier ces derniers dans leur structure, leur stabilité et leur cible.

Marie Petit est l'une des ambassadrices du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Elle a animé le compte du 7 au 15 décembre 2020.  

*Laboratoire PANTHER (Physiopathologie, Autoimmunité, maladies Neuromusculaires et Thérapies Régénératrices - INSERM, Université de Rouen Normandie). 

Crédits photo : Normandie université/A. Bonin (DR).

"Des matériaux innovants pour mieux conserver l’énergie" - Hugo Bouteiller

Hugo Bouteiller est doctorant au laboratoire de Cristallographie et Sciences des Matériaux (CNRS, ENSICAEN, UNICAEN). Son sujet de thèse porte sur la synthèse et le développement de matériaux pour l’énergie.

Son parcours en 5 dates

2013 : Baccalauréat scientifique
2013-2016 : Classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) filière physique-chimie à Amiens
2016-2019 : École Nationale Supérieure de Chimie de Rennes (ENSCR)
2018 : Master 2 chimie du solide et des matériaux à l’Université de Rennes 1
2019 : Première année de doctorat à l’Université de Caen Normandie

Hugo étudie les matériaux pour l’énergie et plus particulièrement les matériaux thermoélectriques. Ces matériaux permettent de transformer la chaleur en électricité. Il existe aujourd’hui de nombreuses sources de chaleur perdues dont l’énergie serait valorisable par conversion de chaleur en énergie électrique comme les pots d’échappement des véhicules par exemple.

Face aux enjeux environnementaux actuels, le sujet passionne le jeune doctorant. Hugo cherche à rendre plus performants ces matériaux qui à l’heure actuelle ne rivalisent pas encore avec les autres sources d’énergie. Fiables, solides, silencieux, ils sont utilisés dans certaines applications précises comme dans les modules spatiaux par exemple. Il existe différents matériaux thermoélectriques. Hugo étudie plus précisément les antimoniures, c’est-à-dire les matériaux contenant de l’antimoine. Ils ont vocation à être optimisés pour des applications dans des domaines de température élevés (~1000°C).  Son travail consiste à synthétiser de nouvelles antimoniures thermoélectriques et optimiser les propriétés de celles déjà développées. Il cherche à améliorer leurs conditions de synthèse afin de développer un matériau pur, homogène, en quantité suffisante pour permettre la mesure des propriétés de transport essentielles aux bonnes performances des modules thermoélectriques.

Hugo Bouteiller est l'un des ambassadeurs du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université, Le Dôme et le CNRS Normandie. Il a animé le compte du 16 au 22 novembre 2020.

Crédits : Normandie université/A. Bonin (DR).

"La conciliation environnementale au sein d’un parc naturel régional" - Antoine Duthil

Antoine Duthil est doctorant au Centre Universitaire Rouennais d’Études Juridiques à l’Université de Rouen Normandie. Son sujet de thèse porte sur la mobilisation du droit au sein des parcs naturels régionaux.

Son parcours en 5 dates

2013 : Baccalauréat économique et social
2014/2016 : DUT carrières juridiques
2016/2017 : Licence 3 d’Administration Economique et Sociale
2017/2019 : Master 1 et 2 en droit du patrimoine et des activités culturelles
2019 : Doctorat en droit public

Antoine étudie les parcs naturels régionaux. Il s’intéresse plus particulièrement aux méthodes de mobilisation du droit par les acteurs locaux (mairies, agglomérations, département, région) pour protéger l’environnement et le patrimoine à l’intérieur des parcs. Aux yeux du jeune juriste, un parc naturel régional est un outil public d’action territoriale et les règles juridiques dont il relève sont, principalement, issues des branches du droit public, telles que le droit des collectivités territoriales, droit de l’environnement, droit du patrimoine culturel et le droit de l’urbanisme. De ce fait, les parcs sont des territoires exposés à des enchevêtrements de dispositifs juridiques entremêlant parfois des protections d’urbanisme, un classement au titre des monuments historiques, tout en étant concernés par des mesures de protection d’une zone naturelle, ainsi que les règles prévues par la charte du parc naturel régional et les schémas et plans départementaux et régionaux planifiant la protection de ces territoires.

Antoine cherche à comprendre comment les acteurs locaux utilisent le droit pour protéger les parcs naturels régionaux et comment ces acteurs accordent cet enchevêtrement de droits pour mettre en valeur ces territoires classés. Au quotidien, il parcourt quatre parcs naturels régionaux de Normandie pour recenser les éléments du patrimoine naturel et culturel de valeurs ordinaires et remarquables comme la nature, certains paysages ou les bâtis par exemple. Il collecte aussi des données issues de l’observation du fonctionnement de ces parcs. Antoine entend ainsi montrer que l’originalité de cet outil d’action territoriale fait du parc naturel régional une institution juridique de protection à part entière.

Antoine Duthil est l'un des ambassadeurs du programme "Réflexion.s" imaginé par Normandie université, le Dôme et le CNRS Normandie. Il a animé le compte du 19 au 25 octobre 2020.

Crédits : Normandie université/A. Bonin (DR).

Retrouvez les portraits vidéos de la première et seconde saison sur la chaine Youtube de Réflexion.s : instantanés de recherche !

Ma thèse en 180 secondes

Condenser des années de recherche en trois minutes, de façon simple et ludique, devant un jury de professionnels et un public de non-spécialistes : voilà le défi relevé par tous les doctorants et doctorantes qui se lancent dans l'aventure MT180 !

Ma Thèse en 180 secondes est un concours organisé en France depuis 2014 par le CNRS et France Universités (ex-CPU). En Normandie, la sélection est organisée par la COMUE Normandie Université et le CNRS Normandie.

L’édition 2022 de la finale régionale du concours MT180 a eu lieu le jeudi 24 mars à la Maison de l'université à Mont Saint Aignan.

Les douze finalistes ont relevé le défi devant le jury présidé par Tatiana Besset, chargée de recherche CNRS au laboratoire COBRA et composé de :

  • Pierre Calka, professeur en mathématiques au LMRS
  • Cyril Duchamp, rédacteur en chef adjoint AEF info, correspondant en Normandie
  • Jean-François Passegué, directeur de Science Action Normandie
  • Camille Reynaud, écrivaine, diplômée du master de création littéraire de l’ESADHaR, autrice de Et par endroits ça fait des nœuds aux éditions Autrement (2021)

 

Alexandre LEVALLOIS, doctorant en biologie marine au laboratoire Biologie des Organismes et Écosystèmes Aquatiques (BOREA) à l’université de Caen Normandie, a remporté le 1er Prix du jury et le Prix des lycéens.

+ d’infos sur Alexandre

Baptiste DELAUNAY, doctorant en chimie analytique appliquée à l’environnement dans le laboratoire Aliments Bioprocédés Toxicologie Environnements (ABTE) de l’université de Caen Normandie, a remporté le 2e Prix du jury.

+ d’infos sur Baptiste

Lucie LEREBOURG, docteure en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS) qui a fait sa thèse au Centre d’Études des Transformations des Activités Physiques et Sportives (CETAPS) de l’université de Rouen Normandie, a remporté le Prix du public.

+ d’infos sur Lucie

Alexandre et Lucie représenteront la Normandie lors de la demi-finale nationale le 8 avril à Paris.

Les 3 gagnants 2022
De gauche à droite : Lucie Lerebourg, Prix du public, Alexandre Levallois, 1er prix du jury
et Baptiste Delaunay, 2ème prix du jury.

 

Finalistes 2021

1er prix du jury : Candice Roux

Doctorante en neurosciences au laboratoire Mobilités : vieillissement, pathologie, santé (COMETE – CHU Caen Normandie / INSERM / Université de Caen Normandie), Candice travaille sur les troubles de la mémoire, des symptômes communs à de nombreuses pathologies du système nerveux central. Elle s’intéresse à une molécule qui agit sur la sérotonine appelée l’hormone du bonheur. Cette molécule a déjà montré des effets bénéfiques sur la mémoire mais son mécanisme reste à comprendre. Elle étudie plus particulièrement comment cette molécule affecte les réseaux de neurones de l’hippocampe, une structure de notre cerveau impliqué dans la formation des souvenirs.

2ème prix du jury : Chloé Fougères

Chloé est doctorante en physique nucléaire au Grand Accélérateur National d’Ions Lourds (GANIL – CEA / CNRS) à Caen. Elle s’intéresse aux Novæ, une explosion lumineuse à la surface d’un couple d’étoiles. Elle étudie un noyau phare pour la nova : le sodium. Le sodium excité durant une nova est la cible des télescopes. Au centre de l’atome, le noyau peut en effet émettre de la lumière lorsqu’il est excité. Mais le nombre de noyaux produits est incertain. Visant à résoudre cela, une expérience a été réalisée pour fabriquer un autre élément : le magnésium. Sa durée de vie quantifie en effet la probabilité du sodium d’être détruit ou non lors d‘une nova. Pour prédire la lumière du sodium mesurable par un télescope, il est ainsi nécessaire de connaître cet autre noyau. Faire réagir des noyaux grâce à un accélérateur terrestre aide à expliquer la lumière des étoiles dans l’Univers.

Au cours de cette finale régionale, Candice Roux a également reçu le prix des internautes qu’elle partage avec Younès Tierce, doctorant en mathématiques au laboratoire de mathématiques Raphaël Salem (LMRS – CNRS / Université de Rouen Normandie). Le prix des lycéens a également récompensé le jeune chercheur en mathématiques ainsi que Cassandre Palix, doctorante en neurosciences au laboratoire de Physiopathologie et Imagerie des troubles Neurologiques (PhIND – INSERM, Université de Caen Normandie) à l’Université de Caen Normandie.

Retrouvez toutes les prestations des candidats

Finalistes 2021
De gauche à droite : Chloé Fougère, 2ème prix du jury, Candice Roux, 1er prix du jury, Younès Tierce, prix des internautes ex-aequo avec Candice Roux et prix des lycéens et Cassandre Palix, Prix des lycéens ex-aequo avec Younès Tierce

 

Finalistes 2020

1er prix du jury : Baptiste Pileyre

Doctorant en 2ème année au sein du laboratoire PANTHER de l’Université de Rouen Normandie et issu de l’école doctorale NBISE « Normande de Biologie intégrative, santé, environnement », Baptiste a convaincu le jury avec son sujet de thèse intitulé « Etude des mécanismes immunomodulateurs et myorégénérateurs de la fraction vasculaire stromale dans le traitement des myosites ».

2ème prix du jury : Pauline Billard

Doctorante en 3ème année au sein de l’unité ETHOS de l’université de Caen Normandie, Pauline est lauréate du 2ème prix du jury. Son sujet porte sur l’étude comparative de la mémoire de la source chez la seiche et le geai.

Prix du public : Quentin Rollet

Doctorant en 2ème année au sein du laboratoire ANTICIPE de l’université de Caen Normandie, et également de l’école doctorale NBISE, Quentin a quant à lui conquis le public grâce à son sujet de thèse portant sur l’évaluation des inégalités sociales et géographiques de participation au dépistage organisé du cancer du sein en France.

Les finalistes normands 2020 de MT180
De gauche à droite : Baptiste Pileyre, Quentin Rollet et Pauline Billard
© CNRS Normandie

 

 

Finalistes 2019

1er prix du jury : Sylvain Laborde

Doctorant en 3ème année au sein du laboratoire CESAMS de l’Université de Caen Normandie, les recherches de Sylvain Laborde portent sur la régulation des effets du stress chez les sportifs. Issu de l’école doctorale HSRT « Homme, Sociétés, Risques, Territoire », son sujet de thèse s’intitule « Tonus vagal et respiration : influence sur le stress et la performance des fonctions cognitives exécutives chez le sportif ».

2ème prix du jury et le prix du public : Apolline Chabenat

Apolline Chabenat, doctorante en 3ème année au sein du laboratoire SEBIO de l’Université le Havre Normandie, étudie les effets des antidépresseurs sur le camouflage de la seiche et du crabe. Issue de l’école doctorale NBISE « Normande Biologie Intégrative, Santé, Environnement », son sujet de thèse porte sur les modifications des polymorphismes liés aux défenses vis-à-vis des prédateurs par des antidépresseurs chez un céphalopode et un décapode.

Fête de la science

Initiée par le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la Fête de la Science est à ce jour la plus importante manifestation nationale dédiée à la recherche et à l'innovation.

La 31ème édition se déroulera du 7 au 17 octobre 2022.

En Normandie, cet évènement est coordonné par Le Dôme et Science Action Normandie avec le soutien de l'État et de la Région Normandie. Ce sont plus de 360 opérations dans plus de 60 villes grâce à la mobilisation de plus de 350 structures régionales.

À l'occasion de la Fête de la Science 2021, trois laboratoires de la délégation Normandie nous ont permis de découvrir des lieux insolites  du 1er au 8 octobre. Retour en image sur les différentes visites.

Ces visites uniques ont été l’occasion pour le grand public de rencontrer les scientifiques du CNRS et de découvrir et comprendre les recherches effectuées au sein de leur laboratoire, de manière insolite !

"Sédiments et marées dans la Baie du Mont Saint Michel" - Laboratoire Morphodynamique continentale et Côtière (M2C)

Bernadette Tessier, sédimentologue, et Sonia Capos Soto, doctorante, ont proposé une visite insolite au cœur des sédiments de la baie du Mont Saint Michel. Cette baie est mondialement connue pour son attrait touristique avec son abbaye gothique et ses marées. Mais peu de personnes savent qu’elle constitue également un site d’intérêt scientifique de niveau international en tant qu’environnement naturel estuarien, d’une part en raison de sa richesse écologique, d’autre part grâce aux phénomènes sédimentaires qui la façonnent. L’un des intérêts majeurs pour les scientifiques est de venir observer et comprendre comment les sédiments qui remplissent la baie, enregistrent les marées, leurs différents rythmes, et certains phénomènes qui leur sont associés comme le mascaret.

Visite insolite Baie du Mt St Michel
©CNRS Normandie/Soizic Milhoud

 

Visite Eau potable en Normandie : le Karst de la Craie - Laboratoire Morphodynamique continentale et Côtière (M2C)

Nicolas Masseï, hydrologue, a accompagné les visiteurs entre les berges de la Seine et les prairies des plateaux crayeux de la Seine-Maritime, pour remonter le cours de l’eau souterraine depuis des points de prélèvement d’eau potable. Il a expliqué comment on « mesure » l’eau souterraine au cours de son cycle, comment des paysages bien connus et familiers pour beaucoup abritent l’eau souterraine, et quelle place le karst – cavités souterraines quelquefois imposantes mais souvent impénétrables et invisibles – tient dans le contrôle de son écoulement.

Visite insolite Karst de craie
©CNRS Normandie/Magali Tencé

 

Des faisceaux d’ions pour révéler les secrets de la matière - GANIL

Julien Piot, physicien, a guidé les visiteurs dans la découverte du laboratoire et du monde de l’infiniment petit. La visite a débuté par une présentation des activités de recherche et des installations du GANIL, suivie d’un parcours de au sein de ces installations, lors duquel ont été présentés les équipements qui permettent de produire, accélérer et guider les faisceaux d’ions jusque dans les salles d’expériences où ils sont exploités au moyen de dispositifs dédiés.

Visite insolite GANIL
©CNRS Normandie/Magali Tencé

 

Histoire(s) d’os - Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales (CRAHAM)

Cette visite étant secrète, les participants ont découvert au dernier moment le lieu et le domaine scientifique abordé par les chercheurs : l'archéologie du funéraire. Des archéo-anthropologues ont présenté les différentes étapes de leur travail, en mettant l’accent sur les études de laboratoire menées à Caen, puis ont proposé aux visiteurs de manipuler os humains et artéfacts archéologiques déposés dans les tombes. Ainsi le public a mené l’enquête de manière ludique et originale, aux côtés des spécialistes, en récoltant des indices sur l’identité biologique, sur les conditions de vie et sur la période d’inhumation des individus. Sur l’idée d’une investigation « policière », les visiteurs ont retrouvé leur âme d’enfant en se mettant dans la peau de Bones, Indiana Jones ou encore Sherlock Holmes !

Visite insolite CRAHAM
©CNRS Normandie/Magali Tencé

 

Biodiversité et protection côtière à l’aide de blocs artificiels (Site de Ouistreham) - Laboratoire Morphodynamique continentale et côtière (M2C)

Dominique Mouazé, chercheur en mécanique des fluides appliquée aux environnement côtiers, a expliqué les recherches menées dans l'élaboration de blocs artificiels qui remplacent les enrochements naturels afin d’assurer une stabilité hydraulique de l’ouvrage de protection côtière et de limiter les franchissements (submersion marine). La visite a consisté à discuter au plus près de ces blocs artificiels habituellement immergés sur les problématiques que soulèvent ce type d’aménagements côtiers (protection, environnement, esthétique, acceptabilité).

Visite insolite Ouistreham
© CNRS Normandie/Magali Tencé

 

Ressources multimédias

Explorez quelques grands thèmes de la recherche scientifique grâce aux créations multimédias et aux dossiers thématiques produits par le CNRS.

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